Pour le CVD la priorité des priorités
est l’éducation : l’éducation
primaire des enfants, l’alphabétisation des
adultes, très nombreux, qui ne maîtrisent
ni la lecture ni l’écriture en français
ou en bissa.
C’est le plus important pour la vie démocratique
du village, la transparence des décisions, mais
aussi pour la mise en place des structures de développement
et de gestion. Ceci contribue également beaucoup
à l’émancipation des femmes... Enfin
pour que les conseils des professionnels de santé
ou des conseillers en agronomie, en salubrité et
hygiène publique, en lutte contre la déforestation
soient compris et appliqués.
Autant de sujets qui sont au centre des préoccupations
. L’amélioration générale de
la lecture et de l’écriture est le gage de
réussite de tous les projets en cours ou futurs,
passage obligé, indispensable.
La demande des enfants pour apprendre, des adultes pour
se former est partout présente et pressante.
La prise en charge des enfants commence vers quatre ou cinq ans. Ils peuvent alors rejoindre l’école préscolaire (maternelle). Il s’agit surtout d’une garderie qui libère un peu les mamans et accueille plus d’une centaine d’enfants encadrés par trois institutrices du village.
Le village a deux écoles primaires qui accueillent entre 500 et 600 enfants de 7 à 14 ans environ. Les classes ont entre 70 et plus de cent enfants !
Certains enfants sont pris en charge par une importante ONG danoise, d’autres non. Ces dernières années, cette aide est en cours d'extinction.
Après l’école primaire, les enfants vont au collège à Garango, la ville voisine à 8 km par la piste, à pied ou en vélo. Cet éloignement posue un problème pour le repas de midi.
Ceux qui ne peuvent aller au collège ont la possibilité de rejoindre l’école communautaire bilingue, où un enseignement pratique sommaire, en français et en Bissa, est donné sur le maraîchage, le petit élevage, la menuiserie, le tissage et tout récemment la serrurerie.
Le village est très fier du fait que trois enfants, qui ont commencé leur scolarité dans l’école construite par les parents il y a plus de vingt ans, sont maintenant étudiants à Ouaga.
Par ailleurs il existe dans le village une bibliothèque très active, avec deux ou trois points relais excentrés pour les enfants des hameaux trop éloignés. Nous équipons cette bibliohèque en livres scolaires, dictionnaires, romans africains et d'autres livres sur l'Afrique.
Le bibliothécaire assure une étude le soir et l’animation d’un théâtre-action auquel nous avons fourni une lampe Pétromax.
Le village a également un club de foot très dynamique et une troupe de danse traditionnelle reconnue.
L’Association de Parents d’Elèves (APE) et la commission éducation du CVD sont nos interlocuteurs privilégiés.
Notre actionEn concertation avec le CVD, nous avons mis en place une aide, encore limitée, pour les différentes structures existantes. Il s’agit d’une somme annuelle, gérée par le CVD, et dont l’utilisation correcte est contrôlée périodiquement par la réception des factures correspondantes et la constatation réelle de la présence des matériels.
Après discussion, nous avons décidé d’attribuer une subvention annuelle de 800 euros qui se répartiront ainsi :
Les livres sont très chers au Burkina et pour certains rares. C'est pourquoi nous apportons, à chacun de nos voyages, quelques manuels scolaires pour répondre aux demandes précises qui nous sont faites par des élèves collégiens ou lycéens.
Nous avons également apporté un ensemble de dictionnaires.
Tous ces ouvrages sont disponibles à la bibliothèque du village et peuvent être empruntés (cotisation 300 cfa par an) ou consultés gratuitement sur place.
Afin de continuer à équiper la bibliothèque de livres "africains", parlant de l'Afrique, écrits par des auteurs africains NOUS RECHERCHONS donc des romans ou ouvrages africains, ainsi que des livres africains pour enfants.
Merci de nous contacter…